Frénétiquement, je fit sortir une cigarette de mon paquet, cette habitude je l'avais intégrée depuis des années ; sans doute l'on pouvais lire sur mes doigts comme au plus profond d'une coupe d'un arbre les années de dépendance qui parcourais mon corps, la vie est faite pour être vécue, à quoi bon nous mètre des limites. J'écoutais d'une oreille dissipée un John Lenon jouant une fois de plus une mélodie comme à son habitude enjouée.
« Putain d'merde... pas foutu capable de marcher normalement elle », Je venais bel et bien de faire explosé le moteur de ma merveille, perdu entre Waseriver et Portland. La première habitation était selon l'écrit sur ce vieux panneau qui s'était pris bon nombre de tir de chasseurs ; a une quinzaine de bornes...J'aperçu au loin une voiture d'un fière allure arriver vers moi. Rouge. Assez récente. Arrivé a mon niveau, ce n'est que quand la portière s'ouvrit que je vis ces fines jambes sortir l'un après l'autre. Elle était d'une beauté inimaginable, loin de moi l'idée de parler de la voiture, mais bel et bien de cette jeunette qui en sortait. Brune au yeux verts, je pris un temps pour profité, passer mon regard sur sa taille bien marqué, son T-shirt des sex-pistols qui laissant voir une poitrine joliment formée, descendant sur un ventre plat qui m'était en valeur ses hanches. Me voyant perdre mes moyens, un « Mary » sorti de ses lèvres joliment sculptées. C'est quand elle répéta une seconde fois que je lui bégaya d'une voie peu sure :
-Will
-Enchanté, me dit elle.
Elle voulait sans doute montrer que madame avait des lettres
Je déposa une légère bise sur sa joue et lui fit comprendre en un geste futile qui en disait tant sur mon dépit vis-à-vis de ma voiture, qu'elle me proposa de m'emmener à ma destination...le sourire aux lèvres. Elle prit mon sac, me demandant.. « rien d'fragile ?! » c'est un peu dubitatif que j'lui fit comprendre que non, à peine mon geste finit que je vis mon sac valdingué dans la coffre de son engin. Je me mis à mon aise sur la banquette arrière quand j'entendis le moteur ronronné, une fois n'est pas coutume, je fis sortir une clope de mon paquet ; légèrement écrasé par la pression de ma poche .Craquant une allumette frénétiquement pour allumé et sentir l'odeur du tabac se rependre partout dans mon corps, rare sensation qui me faisait décompresser. Je sentais le manche de mon couteau m'appuyer légèrement sur la cuisse, sa provoquer ni douleur ni le moindre gène, juste comme si il voulait me montrer sa présence. Elle remis d'un petit coup sec de la tête une légère frange, déplacent ses cheveux bruns, j'aperçu le reste de ce fabuleux corps, un dos si fin et pourtant si joli. Une fois mis à mon aise, j'entrepris de connaître mieux la déesse qui se trouvait à moins d'un mètre de moi...lui proposant une clope qu'elle accepta en acquiescent d'un petit sourire en coin accompagné d'un regard aguicheur, qui en disait long sur le voyage à venir ; je lui demanda ce qu'elle faisait perdu entre Portland et nulle part... faisant sortir un léger filet de fumé de sa tendre bouche, elle me dit qu'elle cherchais un endroit où vivre, trop de tristesse et de déshonneur dans sa famille l'avait contrainte a quitter ses proches. Pourtant loin de la pauvreté, elle s'était retrouvé sans logement, comme payer pour s'en aller, rentrer dans « le monde des grands »...elle me demanda si j'avais un logement, et si ma dégaine montrait que la douceur d'un lit confortable m'avait une fois effleurée...ou si j'avais vécu dans un taudis jaunis comme le bout de mes doigts. Je sentais les défaut de la route mais tout ceci passait outre, j'étais obnubilé par celle qui attirai mon attention, et même mes discutions. J'éteignis ma clope sur ma langue humide et...coincée entre mon index et mon pouce, je la fit passé par la fenêtre, qui, en une fraction de seconde avait disparu de mon champ de vision, sans doute s'était elle noyée dans un nid de poule, remplit par les pluies des jours derniers. J'entendais ses paroles se dissipé parmi la fumée de nos deux cigarettes respectives, elle venait de Belview, contrainte à quitter son logement familiale.
-PORTLAND !! Fit-elle en d'une voie enjouée...
-Bah s'tai pas si loin que ça en fait, tu compte t'installer dans c'te ville toi aussi ?!
-Elle me répondit qu'elle cherchait quelqu'un pour vivre dans un appart' avec elle, la solitude la dépitait.
-Plus implicite tu meurs. Lui répondis-je le sourire aux lèvres.
Je lui dis de prendre à droite et se garer sur le bas coté. Nous allâmes nous poser tranquillement dans un bar resto le temps de combler le manque de nourriture que nous avions tout les deux. Une bière a la main. La discussion repris ou elle s'en était arrêté.
C'est en sortant que je vis que la violence nous avait rejoins, là, sous mes yeux, un jeune homme d'une vingtaine d'années, noir, était en train de se faire insulter par trois punk ayant un léger penchant Skinhead. Il venaient de le mettre a terre, loin d'avoir l'envie de rester là, voyant le dépit sur mon visage quand je vis l'un des homme lui asséner une pêche dans le ventre, Mary me retenu et me dit qu'ils me réserveraient le même sort. L'homme ne bougeait plus, le sang commencer a coulé le long de sa joue, une...puis une autre tache venait de se formé sur son t-shirt, un rouge sombre recouvrait quasiment tout ses oripeaux, quelque secondes plus tard...un dernier gémissement de ''negro'' comme ils disaient... puis plus rien...Une larme coulait sur ma joue, je ne connaissait pourtant pas cette homme, mais le fait de voir quelqu'un comme vous et moi se faire descendre du fait de sa couleur de peaux, ces trois raciste de merde l'avait descendu car il n'était pas comme eux, mon dépit laissait place a ma colère, je sentais pourtant l'étreinte de mary se resserrer, je cherchai son regard, celui si trouver me fit comprendre avec de la compassion et un profond regret que je ne ferais rien.
Il devait être de Brooklyn, un noir de moins dans le Bronx avec gueulés ces fils de......Je m'abstenais de finir ma phrase, par pur respect pour les filles de joie.
J'avais pris le volant, et c'est au carrefour suivant que j'arrêtais la voiture, je pris ma tête dans mes bras, j'avais besoin de respirer, de fumer....Mary me pris dans mes bras délicatement, je tressaillis de peur que ce dont j'étais en train de penser ne me rattrape...mais je senti son souffle dans mon cou et c'est avec une voie si posée qu'elle su trouver les mots pour refaire descendre et expulser toute cette pression. Une autre clope. Au moins la vingtaine de la journée. Au moins ça m'apaisait. Je trouvais dans le moment où le tabac se rependais en moi que rien d'autre pouvais m'arriver, j'étais dans mon monde, une main délicate me caressant la joue me fit sortir de cette idée, avec sourire mouvant et de compassion, Mary m'avais essuyer une petite larme roulant sur mes joues rougies par le gène. Elle...Mary, devait passer voir l'une de ses amies qui vivait ici à Portland depuis quelque années, elle me demanda si je tenait a la revoir...Ma réponse ; déjà affinée depuis plusieurs minutes, nu point de mal a sortir de ma bouche. Celle-ci ne lui déplu point, je lui donna rendez vous vers vingt heure devant le Cinéma d'la ville. Je la vie partir. Sa voiture disparue au croisement de PelningBoulvard derrière le L.A.U.nigthclub...Un large sourire apparut sur mon visage, pourquoi..?!C'est ma réponse qui me faisait rire, j'étais tombé dans le cucu de base, lui donnant rendez vous devant ce ciné. J'étais sans doute intimidé par elle, à vrai dire, sublime, souriante, enjoué et peu être intéressée par moi, normal que je faiblisse devant elle. Je n'avais pourtant aucune autre idée en tête, je sais pas si c'était comme dans les films d'Al Pacino, je savais pas si en passant mon bras sur le dossier du siège ; contournant son cou, elle posera sa tête sur mon épaule, humidifiant ses lèvres, n'attendant que les miennes. Si c'était pour aboutir à c'la, la ringardise d'un ciné ne me déplairait plus....mais en attendant, il fallais que je m'achète de quelque fringues et un peux d'eau de toilette, il faut paraître beau devant les femmes ; et quelle femme. Fourrant la main dans ma poche pour y chercher ma fortune...un sourire apparu sur mon visage, j'étais heureux pour une fois, j'avais réussi a faire face a tant de problèmes, ma culpabilité avait disparu pour laisser place a une fierté soudaine...
Soixante quatre dollars et trente deux cents que je faisais sautiller dans ma paume. J'avais de quoi me vêtir. Du moins je l'espère. Combien coûtait des vêtements ici. Peu importe, quand on aime on n'compte pas me disais-je. C'est dans cette petite ruelle qui empestait le poisson que je m'étais changé, je ressemblais a quelque chose, ce n'étais qu'une simple chemise a carreaux vulgairement copié sur celles de Kurty, un pantalon large. Je déteste les pattes def'. J'avais pourtant garder mes vieilles All star, elle m'allaient comme des chaussons.
Ce soir là Dirty Dancing était en salle, la danse m'exaspérait, mais au moins ce film allait lui plaire. C'est du moins ce que je croyais, au bout de dix minutes nous étions déjà collés l'un sur l'autre, sur la moquette du premier rang. Heureusement, la salle était peu pleine, l'idée d'avoir enfin trouvé quelqu'un qui m'acceptait comme je l'étais me réjouissait.
Il me restais trente trois dollars soixante douze en poche, je la pris par la main, ce qui, le sourire en coin la fit rougir, mais l'étreinte se resserra de plus belle, elle déposa un léger baiser sur ma joue...mes pommettes étaient rosées. Une jeune femme noire chantait, c'est en passant devant la vitrine du Pub que nous décidions de s'y asseoir et boire un coup.
-Un gin tonic et....
-...une vodka caramel. Ajoutât Mary.
Les verres s'étaient accumulés.
C'est la lumière du jour qui me fit sortir de ma léthargie, trois petite pièces de cinq centimes étaient posées sur la table de nuit....à coté de mes clopes et des clef d'la voiture. Le lit était vide. Ma tête roula sur l'oreiller et j'aperçu entouré d'une courte serviette un corps sublime, celui qui m'avais fait changé d'univers, un plaisir qui m'était lointain depuis hier. Chose que j'avais rarement ressenti, cette fois ci j'avais réellement des sentiments pour quelqu'un. L'amour n'existait pas pour moi avant. L'on disait qu'un père était celui qui aimait le plus ces fils, j'en était rendu a lui ôter la vie tellement la mienne en était un enfer. A présent j'étais libre, je pouvais vagabonder au bon vouloir de mes envies.
J'étais dans ma bulle quand je sentis ses mains froides m'en sortir, délicatement elle me caressait le dos. Je frémissais. Elle venait de passer sa main sur une cicatrice physiquement refermée, mais qui me faisait encore souffrir. Elle déposât un léger baiser sur ma joue et enfilât un t-shirt, avant qu'elle finisse d'achever son œuvre je lui avais rétorqué un baiser sensuel sur le ventre. Je mis deux trois fringues et lui dit qu'il fallait qu'on mange... je n'eu pas de mal a trouver un emploi dans la journée, j'étais serveur dans un bar, un travail qui ne me déplaisait pas, au contraire, je verrais des gens.
Mary, elle était pianiste dans un bar, j'allais découvrir un autre coté d'elle qui ne pouvait que me ravir. Le soir même, après mes huit heures de travail, je me rendis au Bar le Skret.....c'est là qu'elle travaillais. A peine la porte entrouverte j'entendis une chanson que j'avais tant de fois écouté, la douce mélodie d'une sonate au claire de lune se dispersait partout dans la salle, les serveurs, les danseuse...même les routiers plein comme des jarres s'étaient tus, tout les regards étaient figés vers elle, Mary, qui d'un doigté délicat, jouait allégrement, sans montrer la moindre difficulté de son acte. Je commandai deux Margarita. Profitant d'un intermède musical, je passa mes bras autour de son cou et, la serrant dans mes bras, lui offrit un verre. Comme à son habitude, elle y avait trempé ses lèvres avant d'y boire. Elle était sublime.
En la regardant quelques secondes, l'on pouvait voir au fond de ses yeux un certain désarroi, mais une profonde fierté d'être où elle était. Elle affichait un large sourire, elle m'émerveillait.
Une soirée de plus passée à ses cotés, cela faisait moins d'une semaine que j'étais avec elle, mais pourtant de réels sentiments étaient là.
Mary était rentré plus tôt ce soir là, j'aurais du faire de même. J'avais comme souvent traîner au Pharaon, ce bar me plaisait car il y régnait toujours en ambiance chaleureuse. C'est vers trois heures du mat', marchant d'un pas soutenu, qu'une voiture me frôlât, m'envoyant le contenu d'une flaque présente dans le caniveau à la figure, me recouvrant de boue.
-ENNFOIREE !!!
J'étais dans un sale état. Il me prit moins de temps pour rentrer cette nuit là. J'ai ôté mes vêtements, les envoyant directement au sale. Je suis entré dans la baignoire et j'ai ouvert le robinet de la douche. Quand le jet m'a frappé, il y a eu partout des éclaboussures noires. J'ai essuyé le rideau ainsi que les murs au fur et à mesure.
Une fois que tout a été propre, j'ai fermé les yeux et j'ai laissé l'eau me cingler le dos et la nuque. J'ai tenté de me détendre, ou du moins de réprimer ces spasmes dû à ce qui c'était passé l'autre soir sous mes yeux. C'était irrépressible. Ma lèvre inférieure tremblotait de façon incontrôlable.
J'ai attrapé une serviette, mes mains tremblantes avaient une faible étreinte sur elle. Elle tombât. Je m'asseyais dans la baignoire, un serviette noué autour de la taille, l'image du crâne de l'homme tombant en un bruit sourd m'avais marqué....sans cesse elle me rappelait celle de mon père frappant mon frère. Certes je n'avais que sept ans à l'époque, mais c'était suffisant pour que je comprenne, pour que j'accumule cette haine. C'était par flash. Comme dans les films Hollywoodiens. Ca me serait la tête, j'voyais une main s'abattre sur un crâne dans le noir. Un cri. Puis finissant cette douleur enfouie dans mon esprit, le cadavre tombait, raide.
Je ne voulais plus faire de mal, mais ce que j'avais vu avait ravivé trop de mauvais souvenir, si je revoyais les salauds qu'avaient fait ça, ils prendraient cher.
Je me suis levé à treize heures ce jour là, une fois de plus j'occupais seul le lit. Un petit dej' constitué de pâtes et d'un steak me suffit. J'enfilais vite fait un pantalon et des chaussettes, j'ai mis mon t-shirt dans la voiture, les chaussures en arrivant. J'avais trouvé un autre d'job, il ne payait pas excessivement bien, mais j'avais de quoi payer l'essence et la bouffe, mon autre paierais le reste. C'est en fermant ma chemise que j'aperçu sur le journal :
« Deux jeunes basanés morts retrouvés à Balkerstreet Boulevard, l'un deux avait le coup brisé, l'autre retrouvé dépouillé et nu, entièrement lacéré cinq mètres plus loin. »S'en était trop, le racisme avait atteint dans cette ville son summum à mon goût. Cependant, du travail m'attendait, ce n'était pas aujourd'hui que je ferais quelque chose.
Une paire de gants enfilée. C'était parti pour cinq heures de travail. J'ai passé la journée à trimbaler des caisses, c'est en m'asseyant dans ma voiture et posant mes mains sur le volant que je sentis la douleur de mes mains calleuses sur le cuir. Je pris cinq minutes pour souffler.
La clef tourna dans le contact. Une seconde fois. Rien.
-Putain de caisse !!
Une fois de plus elle mis cinq minutes à démarer, de toute façon, étais-je presser. Je ne pense pas.J'étais apresént resident en Portland, allumant d'un geste usuel l'autoradio, je commença à vagabonder dans cette ville dont je ne connaissait pas grand chose. Au détour d'un café, je vis un parc, celui-ci avait l'air coquet; peu etre même avait-il une touche de romantisme. C'était marqué dans un coin de ma tête, j'emmenerais Mary ici, quoi de plus plaisant que de s'bécoter sur les bancs publiques.
-Tout de suite, le King sur 85,3FM-Des enfants traversaient la rue en courant, d'autres faisaient du vélo. Certains était en admiration devant une voiture garer devant le marchand de journaux.J'arretais ma voiture puis descendi m'acheter le journal. L'ambiance chez le marchand était froide, aucune couleure chaleureuse n'apparaissaient. L'odeur du papier recycler se mellait à une odeur de tabac froid, qui aujourd'hui, me donna la nosée. Je pri mon journal, deposa trois petites pieces sur le comptoir et sorti.Je pri une grande bouffée d'air frai une fois dehors.
Je remis d'un geste tant de foi repeter mon calecon qui avait tendance à dépasser, puis j'entris dans le Burnin'Parc. Deux chats se battaient sans trop de violence, ma présence les fit fuirents. Je cherche désesperement un banc de libre, en vain, l'herbe m'irais très bien.Adosser à un ceriser, dépourvue de la moindre feuille du fait de la date hivernale, mais pourtant ravissant car éclairé par la lumiere estivale.
En un froisement habituel pour les nouvelles, j'ouvris les pages de ma derniere acquisissiont.
Lee Yao Tan Gagne le championnat du monde de ping pong*
La faim tu trente personne de plus par jour en Afrique
Un attentant a Marseille Trois jeunes mort dans un accident de voiture.
Rien de plus choquant que d'habitude, certes ils crevaient de faim, moi je crevais d'ennuie à l'instant present.Une fois de plus je pouvais lire dans les pages de Broklyn qui deux enfants avaient étés assassinés. Sans doute une dette dû à un non-remboursement de dope, ou tout simplement un raquet qui avait mal tournée. Il ne sentais pas bon y vivre. Une nouvelle par contre m'accabla, le Cineaste Alfred Hitchcock venait de deceder :
"Le cinéaste américain d'origine anglaise Alfred Hitchcock meurt à Hollywood. Considéré comme le maître incontesté du suspense policier, il se révèle un véritable psychologue dans son oeuvre abondante. On peut noter entre autres Les 39 Marches (1935), Une femme disparaît (1938), Fenêtre sur cour (1954), Vertigo ( Sueurs froides , 1958), la Mort aux trousses (1959), Psychose (1960), les Oiseaux (1963) "C'est un pigeon qui vennait de faire craquer une brindille non-loin de moi qui me sortis de mes pensées, je pliais le journal, puis alla le poser sur un banc qui venait de se liberer. Quelqu'un sans doute aprécirait, à moins que ces sales gosses le déchirent pour en faire des avions de papier.
Le cuir de mon siege couina quand je m'y instala, l'herbe était sans doute humide, la rosée avait du faire oeuvre.Je me mis en route pour l'appart'. Une mine réjouie.
La porte y était fermée, sans doute Mary était-elle partie faire des courses. Je deposais les clefs de la voiture, sortais de mon paquet d'clopes en piteu état de quoi changer d'air. Le bruit de l'allumete qui venait de craquer; répendant un habituel nuage de fummé au environs; mis fin à ce sillence. Je pris une bouffée de tabac, puis alla me chercher une bierre. J'étais en train de tomber dans le profil type de l'américain de base, loin de moi cette idée. Allais-je m'engager dans la police et manger des donut's ?! Cette idée me fis sourir. Clope fini. Bierre bu. Je claquais la porte de la baraque, et pri l'initiative, tout en fermant la porte, d'allé faire un peux de sport. Les marches de l'escalier craquaient sous mon poids.
-Bonjour m'sieur !!
C'était ma voisine, je n'avais guerre l'intention de m'attarder dans de vague discution avec cette fille pour qui je n'avais aucun interet. Une jeunette de bourge, pitoyable a souhait, promenant toujours avec elle se chien immonde qui, comme je l'ai dit, était plutot trainer que prommener. L'un pour l'autre étaient des tarres.
''Encore un caprice de salle gosse'' me dis-je.
Un bref regard à gauche, puis à l'opposé.... Je choissais cette seconde solution pour, d'une foulée douteuse, commencer à trotiner. Ma gorge se noua. Je toussais. Cela faisait un certain temps que je n'avais pas levé le pied, et avec s'que je fummais par jour, cela ne presajais rien de bon. Je repris.
Ils étaient là. Mon regard c'était figé. Les enfoirés de rascite de l'autre fois.L'un deux me regardais sans la moindre crainte, ni-même de mépris. L'autre était adosser au mur, un pied contre celui-ci, allumais une colombienne. D'un geste bref, j'essuyais mon frond humide. Aucune voiture. Je traversais.
L'idée de leur coller ma main dans la gueule me fit frissoner de plaisir.Le vent soufflais, il étaignis mon allumette. La seconde finit par allumer ma clope, la fummais me piquait les yeux, se perdant des mes cheveux.
L'un deux avait une cicatrice sur le fron, un dent noircie fesait tache dans ce visage peu acceuillant.Il me regardait. Du mépris. C'est la seulle chose que je puis distingué dans ce regard noir, noir comme ses cheveux, ainsi que ses mains, tout chez lui était d'une vague noirceur; la propreté n'avait jamais du l'effleurer.
Je lui fis de la tête un vague signe de me suivre, dubitatif il regarda son compère. Celui-ci ne fit pas l'ombre d'un geste, un sourir nerveur apparu sur mon visage.
''Chacun son tour c'est plus plaisant'' pensais-je doucement.
A peine lui ais-je dit que je savait ce que cet enculé d'facho pensais, qu'il a voulu sortir une lame.
Sans la moindre classe je l'accorde, je l'ai pri par la tête et lui ai écrasé celle-ci d'un geste brutal contre le mur. J'ai repeté cette opération une bonne dizaine de fois sur le sol, attendant de voir ce corps souillé inerte. Chose fait.
Ma main était lacerée, luisant sur cette même main, un filet de sang coulais. Aucune blessure, ce n'étais pas le mien. Choqué et attiré par les cris, le second arriva, voyant ma chemise ensanglanté, et le visage non reconnaissable de son ami à mes pieds; il fit un pas en arrière, un second, il se retourna aussi sec et pri ses jambes a son cou. Je le vis disparaitre à l'angle de Children's Street et Kingston Square.
Je regardais par dessu mon épaul. Ca y est, le moment que je redoutais était quand meme arrivé. Je redescendais de ma bulle, un fois de plus j'avais donné la mort, j'avais été marqué certes mais il fallait que ça change. Je suis rentré chez moi torse-nud, la chemise; irécupérable, avait fini dans une poubelle.
Il fesait encore nuit dehors, six heure trente deux. J'embrassait Mary qui avait pri place à mes cotés, je ne l'avais pas senti arrivé, sans doute c'était-elle endormis, usée d'une dure journée de travail. Une marque de bonheur sur son visage, un frisson; puis elle se rendormis.
Je sortis une clope, la fummé me remplie les poumons, faisant de vague rond formés par ma bouche, elle stagnait dans la piece.elle disparu quand je la traversi. Mon cafe, une brioche et cette clope, cele du matin qui te rend déjà impuissant.
-L'impuissance !!!! L'idée m'était venu soudainement.
Je pris mes affaires, c'est a dire un paquet d'clopes et de quoi les allumer. Je ne fermais pas la porte, je reviendrais vite. Je suis allé aux abords du Lycée, j'ai bien fait. Le nombre de revendeurs de Mare Juana, j'en pris pour trente dolars, le goss avait cru que j'allais le raqueté. Il m'a offert son tabac et des feuilles de lin pour rouler.
Ce n'était pas la premiere fois que je consomais, mais j'étais rétissant. Une fois craqué, ce premier avis était totalement différent. J'étais sur mon petit nuage, tel un tox', dans ma voiture vitre fermé, le delice de cette volupte m'envaissais.
C'est en titubant que je suis rentré a l'appart, je me suis couché au coté de Mary, elle était reveillé.
Nous nous sommes enlacés puis embrassés, légerement devetus des mains se sont baladés.
Nous avons passé la matiné au lit. Les voisins vont encore se plaindre m'a-t-elle sucurer à l'oreil. Nous avons ri. L'heure nous avait rattrapé, machinalement nous nous sommes habillés...tenu de travail oblige. J'avais ce bel attirail de serveur, elle le même pour comis de cuisine. Les emploies de jour n'étais pas régulier a Portland...Nous nous sommes embrassés. Elle a pri son chemin et moi le mien.
[PAUSE] -Tout ceci n'avance pas vite Ca reprendras plus tard.